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Le geste

Le Stop Pub sur sa boîte aux lettres

Publié le

En moyenne, un foyer reçoit environ 25 kg d’imprimés publicitaires par an. Un autocollant Stop Pub, gratuit, suffit à les refuser, et la loi oblige les distributeurs à le respecter.

Coller un autocollant Stop Pub sur sa boîte aux lettres.

Ce que ça change
Un foyer reçoit en moyenne environ 25 kg d’imprimés publicitaires par an. Le Stop Pub les refuse, et un distributeur qui passe outre risque jusqu’à 1 500 € d’amende. Source : Ministère de la Transition écologique.
Ce que ça demande
2 minutes · aucun · Facile

Comment s’y prendre

  1. Procurez-vous l’autocollant : il est gratuit et à imprimer depuis le site du ministère de la Transition écologique. Certaines collectivités éditent aussi le leur.
  2. Collez-le bien en vue sur la boîte, près de la fente ou du nom, là où le distributeur le voit sans chercher.
  3. En immeuble, chaque boîte porte son propre autocollant : le refus est individuel.
  4. Gardez l’œil quelques semaines : si des prospectus arrivent encore, parlez-en à votre mairie.

Prospectus de supermarché, catalogues, flyers : la boîte aux lettres se remplit vite. Selon le ministère de la Transition écologique, les imprimés publicitaires représentent encore près de 766 700 tonnes par an en France, soit environ 11,5 kg par habitant ou 25,2 kg par foyer. Et, selon l’ADEME citée par le ministère, une part significative de cette publicité est jetée sans avoir été lue.

Pourquoi ça marche

Le Stop Pub existe depuis 2004. C’est un autocollant gratuit qui signale votre refus des imprimés publicitaires non adressés, ceux qui ne portent ni votre nom ni votre adresse. Le courrier qui vous est adressé n’est pas concerné.

Ce refus est encadré par le code de l’environnement. Depuis le 1er janvier 2021, ne pas le respecter est puni d’une amende de cinquième classe, jusqu’à 1 500 €, rappelle le ministère.

Le geste est donc simple et efficace : quelques centimètres carrés d’autocollant, et c’est le distributeur qui doit s’adapter. Pourtant, d’après le ministère, environ un tiers des boîtes aux lettres seulement en portent un.

Et le « Oui Pub » ?

Vous en avez peut-être entendu parler. La loi Climat et résilience du 22 août 2021 a permis une expérimentation inverse, le « Oui Pub » : dans les territoires participants, seuls les foyers qui avaient collé un autocollant « Oui Pub » recevaient des imprimés publicitaires non adressés.

Cette expérimentation a duré trois ans, du 1er mai 2022 au 30 avril 2025, dans 14 territoires, soit un peu moins de 4 % de la population. Elle est terminée. Le gouvernement a estimé que les résultats étaient trop contrastés et ne propose pas de la généraliser ; aucune proposition de loi en ce sens n’a été déposée, indique le ministère dans sa page mise à jour en mai 2025.

Conséquence pratique, valable en octobre 2026 : le Stop Pub s’applique de nouveau partout en France, y compris dans les anciens territoires d’expérimentation. Si vous habitez l’un d’eux et que vous aviez retiré votre autocollant, il est temps d’en remettre un.

Les cas particuliers et les erreurs à éviter

  • Un autocollant illisible ou caché. Le refus doit être visible. Un autocollant décoloré, à moitié décollé ou placé à l’intérieur de la boîte ne protège pas grand-chose.
  • Penser qu’un autocollant vaut pour tout l’immeuble. Chaque boîte affiche son propre refus.
  • Confondre avec le courrier adressé. Une publicité qui porte votre nom et votre adresse n’est pas visée par le Stop Pub.
  • Croire qu’on se prive des promotions. Le Stop Pub n’empêche pas de s’informer quand vous en avez besoin, en magasin ou autrement : il évite seulement de tout recevoir par défaut.

Pour les papiers qui arrivent malgré tout, pensez au bac de tri. Et pour d’autres gestes du quotidien qui allègent la poubelle, voyez comment lire les dates sur les emballages ou faire son compost.

Sources