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Le geste

Manger moins de viande, sans se priver

Publié le

Un repas avec du bœuf émet près de six fois plus qu’un repas végétarien. Remplacer un seul de ces repas chaque semaine fait gagner plus de 200 kg CO₂e par an, sans rien changer d’autre.

Remplacer un repas avec du bœuf par un repas végétarien, une fois par semaine.

Ce que ça change
Environ 4 kg CO₂e de moins à chaque repas remplacé (4,97 contre 0,85 kg CO₂e), soit plus de 200 kg CO₂e par an à raison d’un repas par semaine. Source : ADEME, Impact CO2.
Ce que ça demande
le temps d’un repas · aucun, souvent une économie · Facile

Comment s’y prendre

  1. Choisissez le jour : un repas de la semaine où vous mangez d’habitude du bœuf ou du veau.
  2. Remplacez la viande par des légumes secs (lentilles, pois chiches, haricots) associés à un féculent : riz, pâtes, semoule ou pain.
  3. Partez de plats que vous connaissez déjà : chili aux haricots, curry de lentilles, couscous aux pois chiches.
  4. Les autres jours, gardez la viande comme un élément du plat, en portion plus petite que les légumes et les féculents.

Manger moins de viande ne veut pas dire ne plus en manger. Le geste proposé ici est modeste : un repas par semaine. C’est pourtant l’un des plus efficaces de l’assiette.

Pourquoi ça marche

L’outil Impact CO2 de l’ADEME donne l’empreinte carbone d’un repas selon son ingrédient principal (données Agribalyse 3.2, mises à jour en janvier 2025) :

Repas Empreinte par repas
Végétalien environ 0,54 kg CO₂e
Végétarien environ 0,85 kg CO₂e
Avec du poulet environ 1,46 kg CO₂e
Avec du porc environ 1,65 kg CO₂e
Avec du veau environ 4,12 kg CO₂e
Avec du bœuf environ 4,97 kg CO₂e

Un repas avec du bœuf pèse donc près de six fois un repas végétarien. En remplacer un par semaine évite environ 4 kg CO₂e à chaque fois, soit plus de 200 kg CO₂e sur un an (notre calcul : 4,12 kg × 52 semaines).

Remplacer le bœuf par du poulet réduit déjà l’empreinte du repas de plus des deux tiers. Le gain le plus net reste le repas végétarien.

Côté budget, Manger Bouger, le site de Santé publique France, rappelle que les légumes secs et les féculents complets coûtent moins cher que la viande. L’économie dépend de ce que vous achetez d’habitude : nous ne la chiffrons pas.

Ce que disent les repères de santé publique

Santé publique France ne demande pas de supprimer la viande. Ses repères pour les adultes sont les suivants :

  • Viande (porc, bœuf, veau, mouton, agneau, abats) : la limiter à 500 g par semaine, soit environ 3 ou 4 steaks, et privilégier la volaille.
  • Charcuterie : la limiter à 150 g par semaine, soit environ 3 tranches de jambon blanc ou de volaille.
  • Légumes secs (lentilles, haricots, pois chiches, fèves) : en manger au moins 2 fois par semaine.
  • Poisson : environ 2 fois par semaine.

Manger Bouger précise aussi qu’il n’est pas nécessaire de manger de la viande tous les jours, et que la viande doit être un élément du plat, en quantité inférieure à l’accompagnement de légumes ou de féculents. Pour les enfants, les portions sont plus petites et varient avec l’âge. Ces repères sont généraux : ils ne remplacent pas un avis personnalisé.

Les erreurs à éviter

  • Supprimer sans remplacer. Un plat de légumes seuls rassasie moins. Les légumes secs associés à un produit céréalier (riz, semoule, pâtes, pain) font un vrai plat principal, comme le conseille Manger Bouger.
  • Tout changer d’un coup. Un repas par semaine, puis deux, tient mieux dans la durée qu’une résolution radicale.
  • Se reporter sur les produits transformés. Manger Bouger invite à limiter les produits transformés à base de volaille (nuggets, cordons bleus), souvent gras et salés, et à lire les étiquettes.
  • Oublier les idées simples. Chili aux deux haricots, curry de lentilles et riz, couscous végétarien aux pois chiches, salade de haricots rouges et maïs : ce sont des plats familiaux, pas des recettes compliquées.

Pour composer ces repas au fil de l’année, voyez notre calendrier des fruits et légumes de saison.

Sources