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Agir pour la planète

Le geste

Aérer dix minutes par jour

Publié le

Nous passons plus de 80 % de notre temps à l’intérieur, où l’air est parfois moins bon que dehors. Ouvrir grand les fenêtres quelques minutes chaque jour suffit à le renouveler, sans refroidir le logement.

Ouvrir grand les fenêtres 5 à 10 minutes chaque jour, même en hiver.

Ce que ça change
Fenêtres grandes ouvertes, l’air d’une pièce se renouvelle en 5 à 10 minutes, et en 2 à 5 minutes avec un courant d’air entre deux façades : les murs et les meubles n’ont pas le temps de refroidir. Source : ADEME.
Ce que ça demande
5 à 10 minutes par jour · aucun · Facile

Comment s’y prendre

  1. Ouvrez grand les fenêtres 5 à 10 minutes par jour, hiver compris, plutôt que de laisser une fenêtre entrebâillée.
  2. Si vous le pouvez, ouvrez des deux côtés du logement : le courant d’air renouvelle l’air en 2 à 5 minutes.
  3. Aérez la salle de bains après la douche, la cuisine quand l’eau bout, et la pièce où vous avez brûlé une bougie parfumée ou de l’encens.
  4. Aérez les chambres juste avant d’aller vous coucher.

Pourquoi ça marche

Selon Santé publique France, nous passons plus de 80 % de notre temps dans des environnements intérieurs : logement, travail, école, commerces, transports. Or l’air de la maison n’est pas forcément plus sain que celui de la rue. L’ADEME rappelle qu’il peut même être nettement moins bon : à l’air extérieur qui entre s’ajoutent les polluants propres à l’intérieur.

D’où viennent-ils ? Des colles, des peintures et des bois traités, qui émettent des composés organiques volatils (COV). Des désodorisants, des parfums d’intérieur, des bougies et de l’encens. De la fumée de tabac. Et de l’humidité, qui favorise les moisissures et les acariens.

Une aération franche chasse cet air chargé et fait entrer de l’air neuf. Elle est courte : c’est ce qui la rend efficace sans gaspiller le chauffage. En quelques minutes, l’air est renouvelé, mais les murs et les meubles, qui gardent la chaleur, n’ont pas le temps de se refroidir.

L’ADEME souligne que certaines personnes sont plus sensibles à la pollution de l’air : les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies cardiaques ou respiratoires.

Les bons moments, et les cas particuliers

  • Chaque jour, à une heure fixe pour ne pas oublier : c’est la régularité qui compte.
  • Le soir, dans les chambres, juste avant le coucher.
  • Après la douche, et après avoir fait bouillir de l’eau, pour évacuer l’humidité de la salle de bains et de la cuisine.
  • Après avoir brûlé une bougie parfumée ou de l’encens, qui émettent des polluants dans l’air intérieur.
  • Pendant et après des travaux de peinture, de collage ou de pose de sol. Pour choisir des matériaux qui émettent moins, voyez notre article sur l’étiquette d’émissions dans l’air intérieur.

Et en cas de pic de pollution ? L’ADEME conseille de continuer à aérer : fenêtres fermées, ce sont les polluants intérieurs qui s’accumulent. Choisissez simplement le moment de la journée où le pic est le plus faible.

Les erreurs à éviter

  • Laisser une fenêtre entrebâillée pendant des heures en hiver. Les échanges d’air restent faibles, et le mur autour de la fenêtre refroidit. La condensation qui s’y dépose peut abîmer le papier peint et favoriser les moisissures. En été, en revanche, rien ne s’y oppose.
  • Compter sur un parfum d’intérieur pour « rafraîchir » l’air. Il sent bon, mais il émet des COV, rappelle l’ADEME.
  • Oublier les pièces humides. Salle de bains et cuisine sont les premières à profiter d’un coup d’air après usage.

Un dernier repère de sécurité, donné par l’ADEME : un chauffage à combustion mal réglé peut libérer du monoxyde de carbone. Maux de tête, vertiges ou nausées près d’un appareil en marche doivent alerter : ouvrez les fenêtres, quittez la pièce et appelez les secours.

En cas de doute, demandez l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.

Sources